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un Teddy Riner record s’impose une nouvelle fois au Grand Chelem de Paris

Teddy Riner est un homme de records. Avant de tenter cet été pour la deuxième fois d’égaler le Japonais Tadahiro Nomura – seul judoka triple champion olympique individuel – le leader du judo français s’est emparé seul, dimanche 4 février, d’un record qu’il co-détenait avec Lucie Décosse et, pendant 24 heures. , avec Clarisse Agbegnenou sacrée une septième fois, samedi, au Grand Chelem parisien.

« C’était pour moi la première étape 2024. Maintenant il faut continuer à se préparer et à réviser. J’ai rassemblé des informations sur les adversaires et j’ai pris des points (dans le classement) d’ailleurs, même si ce n’est pas le plus important d’être mieux classé »a-t-il réagi au micro de la chaîne L’Equipe.

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Lors du tournoi de Paris, événement majeur sur les tatamis, Teddy Riner a dominé en finale le sud-coréen Minjong Kim, un gabarit compact. Un affrontement qui s’est joué lors du golden score, les Tricolores trouvant finalement la solution face au coriace Kim dans les premières secondes de « mort subite ». La longévité du colosse guadeloupéen est historique : il a remporté son premier succès à Paris il y a près de quinze ans jour pour jour, le 7 février 2009.

Il a quand même été un peu bousculé en demi-finale et en finale. « Mes adversaires me rendent la vie difficile mais je suis toujours làa-t-il admis, avant de se concentrer sur les Jeux olympiques. C’est bien de gagner ici mais ce n’est pas l’objectif de la saison. »

Si ce succès fait du bien au moral et confirme qu’il faudra encore compter sur lui pour les Jeux Olympiques de Paris 2024, le niveau d’adversité rencontré relativise son importance. Car l’opposition du tournoi parisien n’est pas celle que Teddy Riner retrouvera cet été sur le tapis de l’Arena Champs-de-Mars, face à la Tour Eiffel.

Ses principaux rivaux absents

La liste des absents notables était interminable chez les poids lourds, à commencer par le Tchèque Lukas Krpalek et le Géorgien Guram Tushishvili, respectivement champion olympique en titre et vice-champion olympique.

Les redoutables judokas russes n’étaient pas non plus présents : le numéro 1 au classement olympique, Inal Tasoev, et le vainqueur de Riner à Tokyo en 2021, Tamerlan Basoev. Pas plus que le numéro 1 japonais, Tatsuru Saito, ainsi que le poids lourd montant, le Finlandais Martti Puumalainen, champion d’Europe et vainqueur du Masters en 2023.

Lors d’une journée plutôt calme et avant la finale, Teddy Riner n’a vraiment tremblé qu’une seule fois. En demi-finale, il a été mené par un waza-ari de l’Ouzbek Alisher Yusupov, numéro 8 et médaillé de bronze mondial en 2023. Pendant quelques secondes, le Français a même été déclaré perdant sur un ippon de son adversaire, avant que le les juges sont revenus sur leur décision.

Piqué au vif, le double champion olympique a réagi. Et puis il n’y a plus eu d’opportunité pour le judoka d’Asie centrale. Il a d’abord égalisé d’un superbe geste, avant de le vaincre définitivement avant la fin des quatre minutes de combat grâce à un ippon salvateur.

Teddy Riner est le recordman de victoires au Grand Chelem de Paris.

Les trois premières sorties de Riner avaient été une quasi-formalité. Dès le début, Galymjan Krikbay avait l’effet d’une proie tentant de fuir son prédateur, refusant le combat et se jetant à terre à plusieurs reprises. Le Kazakh a logiquement enchaîné les penaltys jusqu’en troisième, finale.

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Lors de son deuxième combat, Teddy Riner a marqué le premier ippon de la journée. En moins d’une minute, il a renversé son adversaire coréen, Jaegu Youn, dans le dos. Idéal pour se présenter frais et fringant face à l’Allemand Losseni Kone, 22 ans et l’un des poids lourds intéressants de la nouvelle génération.

Un temps sous la menace d’un troisième penalty synonyme de défaite, Teddy Riner a rapidement remis son jeune rival – encore bien trop tendre – à sa place. D’abord en le contrant magnifiquement pour marquer un premier waza-ari, puis en enchaînant au sol avec une attaque en demi-teinte de Koné pour l’immobiliser jusqu’à ce que l’arbitre annonce un deuxième waza-ari, synonyme de victoire par ippon pour le Français.

Six médailles d’or pour le judo français

A Paris, Teddy Riner a ajouté un titre supplémentaire à son palmarès mais il a également marqué des points très utiles dans la course au classement olympique, où jusqu’alors il n’avait que 21 ans.e. En inscrivant 1.000 points, il devrait rapidement se hisser parmi les huit premiers qui seront protégés lors du tirage au sort olympique. A voir si la gestion de son corps meurtri par des années d’entraînement, de stages aux quatre coins du monde (Brésil, Maroc ou Kazakhstan récemment) et de compétitions, lui permettra de lutter suffisamment pour conserver sa place d’ici aux Jeux.

Graine ou pas, la priorité reste la préservation de la santé du champion, qu’on aurait presque envie d’emballer dans du papier bulle jusqu’au 2 août, date de son entrée dans le tournoi olympique. Depuis sa médaille de bronze à Tokyo en 2021, le Goliath français ne s’est illustré que quatre fois avec autant de succès dans les grandes compétitions internationales : au Grand Chelem de Hongrie en 2022, à ceux de Paris en 2023 et 2024 et aux Championnats du monde de Doha en mai dernier où il a remporté un onzième titre.

Alors qu’il avait décliné la sélection pour les Championnats d’Europe de Montpellier en novembre, il a renoncé au Grand Chelem d’Abou Dhabi (Émirats arabes unis) quelques jours auparavant, pour se préserver. Il a finalement fait son grand retour en décembre lors de la Ligue des Champions de Judo sous les couleurs de son club le PSG. A Belgrade, si les Parisiens n’ont pas réussi à remporter la compétition, Riner s’est imposé lors de ses trois combats.

Avec un objectif très ambitieux de dix médailles aux JO fixé par sa fédération, l’équipe de France termine en tête du tableau des médailles lors de ce Grand Chelem : six médailles d’or, une d’argent et cinq de bronze.

Quelques minutes avant Riner, Romane Dicko s’est également imposée avec une facilité déconcertante en finale des + 78 kg tandis que Léa Fontaine, Maxime-Gaël Ngayap Hambou et Madeleine Malonga ont pris respectivement la troisième place en + 78 kg et – 90 kg. et en -78 kg, un podium qui devrait déboucher sur des sélections olympiques pour les deux dernières.

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Capucine

Bonjour, je m'appelle Capucine. Je suis journaliste et journaliste passionné. Je crois que la connaissance, c'est le pouvoir et qu'il est important de tenir les gens informés de ce qui se passe dans le monde. J'aime rechercher des sujets et écrire des histoires qui font réfléchir les gens et apprennent quelque chose de nouveau. Mon objectif est d'être toujours au courant des dernières nouvelles et événements afin de pouvoir les partager avec les autres.
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