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Les agriculteurs français furieux marchent sur Paris

Paris sera assiégée à partir de 14 heures aujourd’hui alors que les agriculteurs intensifient leur action de protestation et tentent de couper la capitale du reste de la France. Ils ont annoncé leur intention de bloquer toutes les routes menant à Paris avec leurs tracteurs, une menace qui a incité le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin à convoquer dimanche les préfets de police dans son bureau.

Darmanin leur a ordonné de « déployer une opération défensive majeure » pour empêcher les agriculteurs de réussir, notamment dans leur ambition d’empêcher l’accès aux aéroports et au marché alimentaire international de Rungis. Le Premier ministre Gabriel Attal avait espéré avoir désamorcé la colère du secteur agricole vendredi lors de son déplacement en Haute-Garonne (sud), où les manifestations ont débuté il y a dix jours, avec une liste de concessions.

Les cris de désespoir des agriculteurs résonnent dans les provinces où la désindustrialisation a dévasté de vastes pans de la France.

Le petit Attal, éclipsé par les agriculteurs qu’il a courtoisement affrontés, a déclaré qu’il comprenait leur colère et a réitéré ce qu’il avait dit plus tôt dans la semaine, à savoir que l’agriculture était une « source de fierté pour la France ». Une grande partie de ce qu’Attal a promis était d’ordre financier : la fin de la hausse du prix du carburant diesel utilisé pour les machines agricoles (résultat des allégements fiscaux sur le carburant supprimé) et un fonds d’urgence pour les éleveurs de bétail.

Ses paroles ont suffi à lever le blocus de l’A64, l’autoroute à l’ouest de Toulouse, mais elles n’ont eu que peu d’effet sur le reste des agriculteurs démoralisés du pays. « Il faut aller plus loin », a déclaré Arnaud Rousseau, président du puissant syndicat FDSEA. L’une de ses représentantes régionales, Lucie Delbarre, déclarait quant à elle : « Nous avons un gouvernement qui ne se soucie pas de ses agriculteurs… c’est une cocotte minute prête à exploser ».

Au milieu de la rhétorique d’Attal et des mesures proposées, il n’y a pas un mot sur l’Europe, source d’une grande partie de la colère des agriculteurs.

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